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Poème partagé par Hamid54 – création poétique en ligne
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[size=small]La chaleur n’a pas tué tous les chardonnerets,
Ni les lys des champs aux petites fleurs blanches.
Grand-père et moi errions, ce jour-là, sous les branches
Des ormes ombragés, joyeux et guillerets.Je jouais à chasser les fugaces grillons,
Donnant des coups de pied dans les herbes du gave.
Le vieillard m’observait de son air un peu grave,
Me gardant des frelons et de leurs aiguillons.Et lorsque brusquement se lève, entre les fleurs,
Un jet de papillons en vol multicolore,
Vif, je lâchai la main qui me tenait encore,
En étendant mes bras vers toutes ces couleurs.Je tournais sur moi-même, heureux, et je sautillais,
Enivré, je criais, dansais dans la bouilloire
De l’essaim de flocons aux teintes rouge et noire ;
Je voulais monter haut, et puis, je vacillais.Mon âme s’envolait parmi ces papillons ;
Scintillaient au soleil leurs fugitives ailes,
Comme mille flammes, éclatantes et belles —
Mais, pris par le tournis, je chus sur les gravillons.Les galets de la rive, au teint gris et luisant,
Blessèrent mes genoux, mais je riais quand même.
Grand-père prit ma main, me souleva tout blême ;
À cette époque-là, je n’avais que six ans.H.A – Recueil : Images et Sensations – TDR
COPYRIGHT© – ISBN 978.9947.30.246.0[/size][/font]
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