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Sujet
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mon cher adrien ,
mon époux ,
mon homme de bien ,
toi qui est mon tout ,nos chers enfants te demandent constamment ,
j’ai honte de me dire que je leurs mens ,
comment puis je faire autrement ,eux riants , s’amusants ,
je leur laisse le temps de devenir grands ,nous nous balladons souvent a la mer ,
ou je l’avoue je jalouse ces couples en canotiers et ombrelles du mois d’aout ,
je n’ai plus que des souvenirs amers ,
dans cette vie qui ne me laisse plus que des doutes ! ,notre ville n’est plus qu’une plaie béante ,
ces grands monuments saignants de leurs piérres ,
cette folie brutale et meurtrière ,
résonnante aux bruits de leurs machines de guérres incéssantes ,j’ai vu ces femmes accompagnées leurs maris ,
j’ai vu leurs maris en pleurs ,
dans cette gare de paris , entre le fracas et les débris ,
entre les doutes , les cris et les peurs ,j’éssaie tous les jours , ainsi que les dimanches ,
sur notre table décorée de belles fleurs blanches ,
de rendre un semblant d’éxistance ,
de rendre une note a ton absence ,
mais il n’y a que le silence ,
et pour moi une vie vide de sens !,j’ai entendu parler d’hommes fusillés ,
pour un simple refus d’ordre donné ,
a t’ on le droit de les blamer ,
pour le simple droit de la vie aimer ,
peut étre ne puis je comprendre ,
peut étre ne puis je l’entendre ,
tant de bruits de fureurs et de méandres ,comment le monde est il devenu un tel cimetière ,
nos espoirs ne sont ils plus que poussiéres ,
et ces femmes luttants de leurs priéres ,
ces hommes suppliants dans les bras de leurs infirmières ,comment peuvent ils s’écouter ,
comment peuvent ils s’entendrent ,
avec leurs politiques d’idées ,
qu’ils aillent donc se faire pendrent ,
quand je pense a toi mon doux et tendre ,je me couche souvent en pleurant dans nos draps ,
je m’endors en révant aux jours heureux ou tu me sérrais dans tes bras ,
le matin , tu n’es pas la ,
le soir tu ne rentres pas ,je pense a toi encore et encore ,
et je m’imagine ces champs de la mort ,
et ta voix qui dans mes souvenirs ,
s’accorde avec soupirs et désaccords ,tu me manques plus que je ne puis le dire ,
tu me manques plus que je ne puis le souffrir ,
ta peau , ta barbe naissante qui me font tant rougir et frémir ,
tes mots dans ta bouche et ses phrases qui me faisaient tant rire ,mes mains qui sans tes doigts ,
restent désespérémment froids ,
je ne ressens plus ta voix ,
il me manque mon éssentiel , le plus important pour moi ,toi
ta marianne qui t’aimela nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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