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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Les montres sont précieuses et sentimentales
à ce point que la mienne dans l’hémisphère austral
s’est reposée sur des places blanches et désertes
où seul le bruit des pîerres parlait d’un mot inerte,elle s’est souvent assise pour oublier ma trotteuse
dans des cafés jaunis de mélancolie menteuse
perdue pour tous ceux qui connaissent le paradis
dans ces endroits où tout vous parle lent et infini,ma montre oui a aussi tourné dans des palaces
qui lui ont fait regretter les rois de Las Vegas
qui l’ont rempli de l’illusion d’être quelqu’un
en visitant les voutes des empereurs défunts,elle a tourné partout comme tourne la terre
dans le rythme joyeux des fuseaux horaires
dans le tic tac des villes insolentes et angulaires
des aubes blanches et des nuits parcellairesjusqu’à ce que survint ce jour pour mon grand malheur
où je l’ai abandonné dans un pantalon mauvais
elle a fini dans la machine à laver de ma soeur
ne laissant dans mon coeur que de sombres regrets.
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