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L’HOMME AU CLEBS D’OR
Calé dans mon fauteuil, lisant les news locales
J’ai senti sa présence et baissé le journal.
Comme toujours est là, assis sur son derrière
Et sa queue le parquet en mesure balaie.
Ses oreilles sont basses et ses yeux suppliants.
Si mon regard l’accroche, il devient éperdu.
Il s’approche de moi et pose sur ma cuisse
Sa bonne grosse patte, puis son mufle tendu.
Haletant il quémande, et d’une main distraite
Je gratte son oreille
Proche du nirvana, il est tout haletant.
Oui, je sais que tu m’aimes
Et dans ton panthéon, j’ai la place de Dieu.M’est avis que ma place n’est pas très méritée.
Le Zeus de pacotille peut aller s’habiller.
Si je refais le monde, attentif au discours,
Il écoute et opine : whouf whouf respectueux.
Et si je fais la gueule, et si je tonitrue
Le renvoie à la niche de la main ou du pied,
La sentence acceptée, les foudres encaissées
Sans gémir il s’en va vers son refuge ultime.
Et deux minutes après, le voila près de moi
Quémander la caresse, s’excuser de mon ire
Car il a bien compris que j’étais malheureux.
Alors vont au jardin, mais où est donc le maître,
Gambader le plaisir, sérénité trouvée.
Va chercher le bâton, aboie l’homme joyeuxTu sais que t’adore, sacré bon Dieu de chien !
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Il s’appelle Nougat
On fête ses vingt ans
Il avait une copine
S’appelait Capucine
Ailleurs allée miauler
Au premier jour de Mai
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