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Poème partagé par France – création poétique en ligne
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=784095MREET1.jpg]
[/url]Si douce, la voix de ma mère
Qui chantait « Le chaland qui passe »
La douce voix que rien n’efface
Me revient, bonheur éphémèreNos longs cheveux elle tressait
Et puis nous partions vers l’école
Au retour, dans l’avoine folle
Nous avions cueilli des bleuetsPour elle étaient tous nos bouquets
De violettes ou de marguerites
Et les hivers revenaient vite
Les fleurs du givre étincelaientL’encre bleu-vert des mers du sud
Qui nous barbouillait tous les doigts
Nous faisait rêver quelquefois
De voyages aux îles moins rudesOranges à la Saint-Nicolas
Déposées dans nos bas de laine
Par une maman dont la peine
Pour nous ne se mesurait pasElle effaçait tous nos chagrins
Et maintenant qu’elle est partie
Charmer les anges au paradis
Dans mon coeur, je l’entends soudainSi douce, la voix de ma mère
Qui chantait « Le chaland qui passe »
Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
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