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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Le monde a vêtu mes habits de grisaille
aidé par le ciel qui penche comme une balance,
des nuages troublés déchiquètent les limailles,
l’air pur manque à mes habits de passants.Il faut marcher le long des quais sonores
pour oublier la libre faiblesse des poètes,
les vagues déchirent les coques des bateaux,
où des gens s’inquiètent de trop se connaître.Heureusement des enfants déplient leurs rires
comme des voiles et des quartiers d’orange,
des gâteaux parfumés dans les vitrines marchandes
qui appellent les papas et les mamans de laine,C’est ainsi, les rires sont diffus comme des additions,
les couleurs abandonnent leur ultimatum,
il faut vivre dans l’instant des amandes vertes
dans l’exil des fleurs sur les robes des filles.
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