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Poème partagé par Chanterelle – création poétique en ligne
Des moines du Tibet, n’ayant pas la tonsure,
Ni l’habit délicat aux parfums de safran,
N’attendez de moi nul sermon, mon bel amant.
Le prêche est inutile quand la blessure est sûre !Conquise certes, mais leurrée, êtes-vous sûr ?
Et si vous insistez, c’est avec des serpents
Que je viendrais à vous, en liesse éperdument,
Mais gare à vous, Monsieur, car j’ai de ces morsuresInsupportables, infiniment… Ô vous Poète,
Dont la vie ici-bas est le précieux exorde,
Vous semble-t-il qu’amour mérite tant de désordre ?Et se peut-il qu’enfin rassasié d’opprobres
Vous m’invitiez encore aux stupres de vos fêtes ?
N’avez-vous donc pas peur ? Et bien ouvrez la porte…
20/06/2011"Ni le po?te, ni personne d'ailleurs, ne poss?de la clef ou le secret du monde, je veux ?tre bon." Federico GARCIA LORCA
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