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Poème partagé par Laesilia – création poétique en ligne

Le Camp du Struthof
Ils étaient tant et tant
Entassés comme de pauvres bêtes
Morceaux de chair devant la haine
Attendant qu’un jour le soleil se lève!Ils n’avaient plus la force
Squelettes sur le chevalet de bastonnade
Battus comme des moins que rien
Abattus pire que des chiensAvec pour seule erreur
Être nés différents
Haï d’un dictateur
Chef d’une meute les méprisantVenant de tous horizons
Ils les mirent en cage
Juste un matricule, plus de nom
Des fantômes sans âgeIls étaient tant et tant,,,
Je suis allée sur leurs pas
J’ai touché leurs murs
Imaginé leurs visages
Palpé leur souffranceCombien d’âmes errantes
Dans ce haut lieu de mémoire
Une atmosphère étouffante
Je voyais, et j’avais mal d’y croirePotence, chambre à gaz,
Ravin de la mort, four crématoire
Charnier, salle de tortures
Trop d’horreur
Trop de barbarieJ’ai laissé mes larmes couler
Et c’est dans un profond respect
Que j’ai franchi la grille du camp
En pensant à tous ces morts
A toutes ces victimes
Qui un jour furent sacrifiées
Par la folie d’un homme
Et ses disciples,N’oublions jamais!
Ghislaine ** Septembre 2011 **
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