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Poème partagé par JacquesHiers – création poétique en ligne
L’atoll de ses lèvres
Enserrait là ma chair ,
Pulpant avec adresse
La belle et rouge veine
Du prépuce dilaté ;
Ainsi, les joues creusées,
Officiait là ma Reine
Se voulant appliquée…
Une douce tiédeur
Faisait monter ma fièvre
Sur ma chair en frissons
Si joliment cernée…
Ainsi étais-je à Elle,
A cette femme aimée,
Dont les lèvres d’icelle
A ma chair là rivées
M’emportaient vers un ciel
Aux belles voies lactées…
Ainsi possédait-elle
Toute mon intimité,
Serrant ses pâles lèvres,
A peine retroussées –
Babines de l’Amour –
D’une louve enflammée…
Mes doigts dans ses cheveux
Ont longuement joué
En tirant de ses mèches
Des accords merveilleux ;
Je guidai là sa tête
Sur ma harpe de jeux,
Accroupie, recueillie,
Elle joua de son mieux
En Maîtresse accomplie
Me tirant vers les Cieux !
Elle m’aspira ainsi
D’un élan voluptueux
Et tout d’un coup finit
En ce flot liquoreux
Qui donna toute vie
Aux accords amoureux,
Liant ici NOS VIES
En d’aussi vaporeux
Et parfumés émois !« A Luce de Vaulx » (les poèmes interdits)
Jacques Hiers
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