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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
O ville superficielle,
je marche en toi comme un animal,
tes vitrines me dépassent
Et ne demandent pardon,
tes tentacules aboient
dans les zones industrielles,
tes bleus capturent les gris
et des mélanges de souffre
annonce les tempêtes de l’océan,
les regards se perdent à double sens
dans la monotonie des pluies
de fer
des questions les plus banalesO ville superficielle
les travaux s’amoncellent,
l’électricité est désormais solitaire
et les goudrons s’amusent
de nos tristesses de nos banqueroutes,je te copie et clignote inexorablement
comme un néon de pharmacie,
je délaisse la mer d’émeraude
les carcasses des grues ponctionne les cargos,
je tremble sous les verticales des routages,
le béton sale caricature l’espoir,
les fenêtres se referment sur ma respiration livresque,
la transparence enivre ces visages,
et dans les bars éteints
je cherche les rires et parfums
du soir titubant
de toi et de mes principes,
O ville superficielle.
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