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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Ils étaient cinq bouleaux aux allures princières
En groupe dans un coin de pelouse blottis,
Arbres dont je chéris les habits assortis
Et que j’avais sevrés des terres nourricières.Hier il a fallu que des airs téméraires,
De l’automne des vents rarement ressentis
Jetassent leur fureur sur mes enfants lotis,
Il en est tombé un dans les bras de ses frères.La voilure gisante et le mât déchiré
Le bateau qui voguait sur l’océan doré
A perdu pour toujours sa misaine d’albâtre.Lorsque je le verrai dans le foyer flamber,
Puisque c’est ainsi que finit le bois tombé
Mon songe ira vers eux qui ne sont plus que quatre !
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