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Poème partagé par candidao – création poétique en ligne
A la nouvelle Tunisie, au printemps arabe.
Au grand poète Abulkassem Echabi.Dis-moi toi ma louve d’où te viennent ces ailes
Qui peuvent dans le bleu de l’azur m’enrober
Sachant que les muses ont pâti des séquelles
D’un ciel qu’ont réussi les tyrans à crever.Pour que nul ne puisse atteindre les hauteurs
Où nichent les rêves et les voeux des aïeux
Et où vont les nues qui transcendent les heurs
Pour pleurer les perles que ne pleuvent les yeux?Dis-moi ma louve aimée comment donc as-tu pu
Me faire léviter ainsi que le prophète
Et rire de l’enfer d’un monde corrompu
Où d’or sont les démons qui nourrissent la bête?Tu sais mon poète que coule dans mes veines
De louve mythique cette essence féconde
Qui a fait le phoenix et habité tes gènes
Afin que par l’amour tout amour se refonde.Tout comme renaîssent de leurs cendres la foi
En la terre et les cieux, éternelles oboles,
La reine humilité qui aime sacrer roi
l’être qui de lumière inonde ses paroles…Et l’étincelante liberté, Idéal!
Arène qu’envient les anges à l’humain
Et où s’oppose, en vain, le vide sidéral
Aux riens qu’ensemence « l’ingénu » en son sein.Dis-moi, toi ma louve d’où te viennent ces ailes
Qui peuvent au delà de l’azur m’emporter
Quand je sais que les tiens ont souffert des querelles
D’un monde qui n’a plus que l’argent à vanter?Tandis qu’infinis sont les rêves à glaner
Les mots à inventer, les beautés à dépeindre
Les nouvelles passions pressées de bourgeonner
Et les haines qu’on peut d’un grand sourire éteindre.Dis-moi ma louve ailée, comment donc as-tu pu
Me faire hériter du burnous du poète
Pour noircir quelque blanc d’un spleen d’encre repu
Et contempler ainsi la nouvelle comète?Je sais mon bel ami que gémit dans ta veine
De vieil écorché vif, le ru de ton refrain
Qui fait que désormais, la coupe est bien trop pleine
Pour manquer d’étancher la soif du précieux grain.Que de roses naîtront du chaos avorté
Rêvées par le jasmin qui embaume Carthage
Jusque sur les Places baptisées « liberté »
Pour rendre à la jeunesse le plus vibrant hommage.Si bien que le secret des espoirs revenus
En ondées augustes dans les brûlants étés
Sera connu de tous, nos tyrans tombant nus
Dévorés par les vers de l’hymne aux révoltés.
A.AllounPri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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