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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Ses pattes rousses collent à la terre ennuyeuse,
il est comme le granit des longues torpeurs
et résiste à toutes les voix irrespectueuses,
sa crinière s’ennuie, mais courte est sans rancoeur,il aime aussi la compagnie d’autres chevaux,
sur la dune, tous ensemble ils paissent tranquilles
oubliant le temps des charrettes pleines d’eau
où les gewmons pleuraient en revenant des îles,on les voit, on les plaint, tant leur masse est naufrage,
cette lourdeur qui immobilise les mots
fait rire les enfants et les gens du voyage,mais quand vient la tempête, la vie aux abois,
ce sont eux qui libèrent de leurs lourds godillots
des ornières mystiques les paysans qui se noient.
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