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Sujet
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Poème partagé par candidao – création poétique en ligne
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IVRESSEJe prendrais volontiers un cocktail explosif
Pareil à l’ouragan qui m’a jeté poussif
Dans les murs avinés du « Bar de la station ».C’est trop dire qu’ici l’esprit soit à la fête
A voir mes compagnons se méprendre de quête
Le nez plus dans l’ennui que dans la libation.Alors, à contre cœur je deviens philosophe
Et fais sous le manteau l’étude d’une strophe
Censée m’ouvrir la voie de la méditation.Le verre revolver, j’exhume mon Khayyame
Et tente, mystique, de convertir la femme
Qui n’a jamais remis Aragon en question.Et qui sait infuser les fantasmes du mâle
Quand bien même tenant de l’essence animale
Pourvu qu’ils engendrent passions à profusion.Et qui serait ma muse et qui serait enceinte
De mes folles lubies aux verts relents d’absinthe
Les seins annonciateurs du génie en potion.Un lait noir pour doper la plume saxifrage
Qui s’en prend non au roc mais à la vierge page
Assurant de la sorte une sublimation.Qu’il est doux d’affubler pour les besoins du rôle
D’un callipyge atour ma malingre gloriole
A damner le bigot de mon inhibition.-II-
DELIREFaire des vers moitié vides ou pleins de rides
Trognons amanites fulvas et phalloïdes
Je n’ai plus pour mortel que ce péché mignon.Moitié vides comme Manneken-Pis qui gâte
Son lot de vieux voyeurs jaloux d’une prostate
Qui fonctionne à plein temps sans craindre l’ablation.Et pleins comme suer un soleil d’Algérie
Sur toutes les isbas gelées en Sibérie
Et planter la vigne sur leur désolation.Fulvas et non fauves, plutôt couleur que faune
Sont vénéneux les mots que l’on mesure à l’aune
D’un chagrin dont le vin est l’ultime ablution.Phalloïdes seraient les idées verticales
Que soufflent les totems des tribus bacchanales
Au mépris des Mollahs et de l’inquisition.C’est ainsi que je bois, empruntant la manière
D’un poète soufi, avide de lumière
Chantant, génésiaque, la prime création.[ …Mais je suis déjà soul…]
Et je suis vraiment soul, soul à prendre le risque
D’envoyer mon verre tel le lanceur de disque
Laissant libres mes vers de tracer leur sillon.Dans le cœur de ma femme ou dans l’œuvre de Dieu
Ravivant une flamme et étouffant le feu
En bon mortel qui croit en sa résurrection.
A.Alloun.Pri?re ne pas remonter mes anciens textes, merci
Le tagastin: quand on vit d'amour et de vers, il faut assumer ses coliques!
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