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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Comme une barque folle oscillant sur les flots
La mer de l’existence
Nous porte et nous emporte en pauvres matelots
A la déliquescence.Le Corps de toutes parts agressé s’avilit
Au banc des habitudes
Pour n’être plus qu’une ombre un numéro pâli
Par trop de servitudes.Le désir vagabond emprisonné souvent
Chancelante lumière
Habite le falot du siècle dépravant
L’Esprit pour la matière.Que reste-t-il, mon Dieu, du naturel butin
Epandu sur la Terre ?
L’homme, alors que la Bête a su garder l’instinct
Trouvait l’utilitaire.Ne vous étonnez point si rien de bien nouveau
Ne prospère des Têtes,
Avant l’éclosion se fane le pavot
Au jardin des Poètes.Comme un souffle d’enfant fête sur le gâteau
Ses naïves années
Le destin prosaïque étouffe le flambeau
Des torches spontanées.
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