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Poème partagé par islander – création poétique en ligne
Je crois que je retrouverais l’instant très clair
si je marchais vers vous dans cette jolie rue,
je reconnaîtrais le charme des toits pentus
qui chantaient sous les vieux pinceaux de Vermeer,Je verrais cette femme coudre son dimanche
avec son fichu blanc et sa libre patience,
et cette autre parler à son chien avec science,
vêtue d’ocre clair de la tête jusqu’aux hanches.Les petits carreaux, les briques rouges et nues
ont emprisonné des journées de roturiers,
le calme d’un siècle, un quelconque atelier,le seul arbre de la rue, vert comme un pendu,
laisse le ciel échapper à cette harmonie,
lui seul est gris tant la clarté n’a pas d’ami.
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