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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Tu t’allonges souvent sous la ramure tendre,
Ombrage remuant issu du pilier blanc,
Et là, alors que de dormir faisant semblant,
Tu susurres des mots que nul ne doit entendre,
Un prénom qui s’écrit puis se réduit en cendres
Et que lui seul comprend ton vieux bouleau tremblant.
Penché sur ta pensée au comble de sa flamme
Lorsque le soliloque excite les neutrons,
Pour ne pas découvrir le nom que tu déclames
Il s’ébroue, il frémit et te caresse l’âme
En un vif et timide effleurement du front
Qui doucement éteint le feu sous le chaudron.
Inestimable ami qui sait prêter l’oreille
Il a dans le jardin un air de confident
Car même si le vent bat sa robe vermeille
Il se laisse cingler sans desserrer les dents !
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