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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Après un texte sans L… puis un sans Q… voici un qui finit sans R !A la fin du mois dernier c’était une fois encore l ‘anniversaire de ma louve
Pour ce jour un cadeau original elle m’avait demandé que je lui trouve.
Elle en avait marre que je ne lui offre que des couverts et des poèles
Vouloir réitérer des cadeaux de ce genre l’eut mis de bien mauvais poil.Le jour J comme prévu au lever du soleil j’emmenais donc ma compagne
sans lui révéler notre destination faire une promenade dans la campagne.
Après quinze kilomètres nous arrivâmes près d’un champ de terre glaise
Qui surplombait la Loire et ses rives du haut d’une impressionnante falaise.En son milieu se trouvait comme posé, accroché au sol un très gros ballon
Qui attendait notre venue pour se mettre à décoller et survoler les vallons.
En effet je lui avais offert un beau voyage de deux heures en montgolfière
Auprès d’un homme au visage hâlé par le soleil et à la tête de mongol fier.Une fois embarqués dans cette nacelle je lui faisait part de mon étonnement
De constater que la toile était toute rapiécée et ses cordes flottaient au vent.
Mais il me rassura en me disant que son matériel était de très bonne qualité
Vu que son père s’en servait déjà dans les années cinquante pour s’envoler.Il abaissa des manettes qui déclenchèrent au dessus de nous un feu d’enfer
Nous nous sentîmes quitter le sol, pour monter il n’y avait qu’à laisser faire.
La chaleur résiduelle des brûleurs séchait un peu toutes les gouttes de sueurs
qui mouillaient mon front, vraisemblablement dues à de contenues frayeurs.Ma compagne toute à son admiration des paysages était comme aux anges
Alors que de mon côté j’avais de les rencontrer bientôt prémonition étrange.
Mais tout se passait bien dans le silence nous passions des près, des rivières
Bien que scrutant l’état de la toile j’avais crainte de finir sur celle d’une civière.Périodiquement la fureur des échappées du gaz enflammé et sous pression
Fournissait de la puissante chaleur pour faire s’élever et progresser le ballon.
A l’horloge d’ un vieux clocher il devait être environ neuf heure moins vingt
Quand notre chauffeur se surprit à manoeuver ses commandes mais en vain.En ses yeux incrédules une certaine angoisse me fit penser à un fait anormal
Qu’il venait de réaliser sans nous le révéler pour que nous gardions le moral.
La veille il s’était couché après un repas très arrosé avec ses derniers clients
Sans recharger ses bouteilles dont le contenu nous faisait défaut à présent.Après qu’il nous eut informés des aspects inconfortables de notre situation
Nous n’avions plus qu’à prier je ne sais quoi en attendant la chute du ballon.
Nous allions finir la toile en partie dégonflée, en-torchés dans l’atmosphère
Pour descendre mais plus vite que pour monter nous devions laisser faire.Juste en dessous de nous s’écoulait avec de nombreux remous la large Loire
Bien sûr un bain forcé à cette époque de l’année ce n’était pas la mer à boire.
Mais pour finir d’écrire ce poème épique, je n’avais plus le temps nécessaire
car en matière de chaleur motrice et salvatrice il se termine en manque d’air.Cris Tolpac
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