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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
La Terre peut trembler, mon refuge est ailleurs,
Je te fais mes adieux fortune temporelle,
Depuis deux ans déjà mon sang coulait pour elle,
Au couvent de l’Amour m’accueillent les prieurs.De jadis à ce jour la cruelle distance
A tout entremêlé, mensonge et vérité,
A transformé la joie en la morosité,
Indemnise, mon coeur ! la note est d’importance !O printemps, printemps fou qui m’a rempli l’esprit
Comme un arbre en sommeil de sève et d’espérance,
J’avais trouvé ma nymphe au source de jouvence
Et m’aimait-elle encore était le moindre cri ?Le doute par supplique il me fallait le vaincre,
J’ai tant lancé d’écrits qu’elle n’a pas reçus…
L’existence est pénible aux amoureux déçus :
Je n’ai pas su chérir, je n’ai pas su convaincre.Si j’ai cueilli des fleurs qu’il ne faut pas cueillir
Et bravé par Hébé l’Aphrodite déesse
C’est que brillent en moi les ors de ma jeunesse :
Le poète est l’enfant qui ne sait pas vieillir.
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