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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Elle était dans l’enfance une mère pour moi,
La bonté transpirait, parfum de sa personne,
Comme une fleur sauvage et forte avant l’automne,
Je l’appelais Tata mais je ne sais pourquoi.A l’abri de sa jupe au plus petit émoi,
Providence le nid où l’oiseau s’abandonne,
Je l’écoutais souvent cette voix de madone
Dire, aimante : « toujours entre mes jambes toi !Bien que l’astre rayonne il n’est point de belle heure
Lorsque tel un orage épanché le cœur pleure,
Par un funeste jour d’août elle m’a quitté.Il reste dans ma chair secrète une blessure
Qui me démange encore, exanthème d’été :
Quand la tombe fleurit le jour mit sa censureEt je ne sus qu’après l’heure de la rupture.
Mars 2012
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