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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Ah ces maudits instants qui n’ont pas d’infinis !
Ces heures par l’airain des aiguilles taillées;
Combien d’oaristys, de bonheurs, de veillées
A cause des cadrans vitrés sont-ils ternis ?« Il faut partir » ces trois mots comme on les abhorre !
Ils laissent s’insérer entre nous la raison
Qui tranche le dilemme ainsi qu’un horizon
La couche de la Terre et le lit de l’aurore.La Fin est de ces fleurs ouvertes dans des champs
Où règne l’écriteau : cueillette obligatoire !
Dates étincelant sur les livres d’Histoire
Elles ponctuent le temps tels des soleils couchants.Le jour se meurt, le mois s’éteint et l’an décline,
Tout ce qui nous régit se rapporte à la Mort,
L’existence s’enfuit comme un bateau du port
Où mirage s’étend le Lac de Lamartine.Quel pouvoir implorer pour tenir ce présent
Qui s’étire si vite entre nos doigts avides,
Qui, par timbres, permet le cœur et l’âme vides
Et nous jette en pâture à la gueule des ans ?
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