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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Au pied du mur ingrat des heures apparues,
Le couple d’un automne est défait par l’hiver
Et de ce train maudit je vais seul dans les rues.( Le chemin délaissé de cet étang désert,
Ô l’agréable instant le long des berges vides
Où le saule dans l’eau déjà n’était plus vert.)Maussades sont pour moi les façades livides
Des magasins pourtant par le soir éclairés
Qui font briller mes yeux et renaître mes rides.( Le vent frisait les blés sur ton front mordorés,
Ta main serrait la mienne et nos âmes unies
Vivaient cette escapade en temps désespérés.)Les feuilles sur le sol comme des litanies
Me montrent sans repos qu’un novembre glacé
Et traître a déversé sur nous ses félonies.( Nous parlions de toi, de rien et du passé
Qui nous relie, amour lointain de ma jeunesse,
Je veillais en gardien des souvenirs dressé.)Mes pas loin de la gare, ô jardin de tristesse,
Me conduisent, félons, sans vraiment le savoir
Où rayonne debout l’Eryx de ma Déesse.( Ô quel beau jour qui ne cessait de m’émouvoir,
J’aurais aimé qu’il dure et tendre s’éternise
Mais sur mauvais ou bon je n’ai pas ce pouvoir.)Et là sur ce trottoir balayé par la bise,
Je rêve d’un palais de feu sur des îlots
Où naissent les miroirs que la lumière irise…Mais blême dans le noir ne vois qu’un volet clos !
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