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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Je m’accrochais aux pas sur l’herbage gravés,
L’eau pâle nous guidait comme un fil d’Ariane
A travers la prairie ou le champs emblavé
Pendant que le soleil montait en médiane
Derrière le buisson des arbres élevé.Chaque ombre respectant de l’autre le silence,
Cousins nous passions sur la berge du cours,
L’amitié remplaçait les voix et les discours
Et le matin trainait vite sa nonchalance
Sans que l’on dît un mot des affaires du jour.S’entendre sans parler : éminent privilège
Des compères unis dans le même agrément,
De ces insouciants sillages sans tourment
Les rires de la pêche étaient le sacrilège
Qui troublaient l’ordonnance et le calme, gaiement.Souvenirs ! Visions que le temps enjolive !
Cette image filmée est figée, ô Lucien,
Sur les abords feuillés de l’Aubois, de nos rives,
Innommables rayons de ces étés anciens
Qui perdurent malgré l’inflexible dérive.
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