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Poème partagé par CALIJO – création poétique en ligne
Le jour se meurt, ô feuille à nos éphémérides
Arrachée, une pampre ôtée aux vignes d’août,
Une page semée au vent des Thébaïdes.Conduite par le soir au précipice flou
Des saisons, l’éphélide en consumant l’histoire,
A la rive posée évoque l’œil du loup.Le soleil se dissout aux ténèbres de Loire
Et du large nous offre en ultimes regards
Un visage baigné de larmes et de moire.Alors que du nadir naissent des yeux hagards
Voici venir de Nyx la rossinante brune
Qu’accompagnent galop les derniers bruits épars.Un extrême rayon poudreux comme une dune
Expose le trépas du soir étincelé,
Vesper est la lanterne aux mats de la lagune.Le crépuscule embrase un voilage troublé,
Lavis originel et de l’ombre éclairage,
Une brume accélère un départ contemplé.Bien qu’une bouche tende une toile au vitrage
Le ponant s’improvise en un artificier
Pour nous faire admirer pleinement le naufrageD’une voile de cuivre en un fleuve d’acier.
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