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Poème partagé par sacro – création poétique en ligne
Je suis passé près de toi après toutes ces années,
L’esprit vagabond, le regard triste et désespéré.
Tes bras nus et dénudés tendus vers le ciel infini,
Ont perdus toutes leurs feuilles, par le temps, jaunies.
La colombe blanche, qui autrefois t’enchantait
A déserté les lieux, vers d’autres branches plus fleuries.
Tu te dis huit fois centenaire, peu importe le temps passé,
Ton printemps est si loin, et l’automne de ta vie a sonné
Comme le glas pour te dire que la mort est aux aguets.
Des générations se sont succédé, les amoureux
De leurs initiales gravées, sont témoins de ta longévité.
Petits bambins nous étions, avec nos petits bras,
Nous nous sommes mis à dix pour t’enlacer.
Majestueux et imposant, l’arbre de Gouraud (1),
Ainsi t-ont-Ils nommé dans l’atlas de mon pays.(1)Le général Gouraud, qui a été en poste au Maroc, avait perdu son bras droit.
Le cèdre de Gouraud n’a qu’une grosse branche latérale
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