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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne
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Voici venu le temps de penser une loi
Pour ce monde en accroc et en crise de foi.
La fortune n’est plus un lot impérissable
Car le fisc est gourmand et très confiscatoire
Au point que la noblesse à l’humeur irritable
S’en va de son pays, agitant son mouchoir.Est bienheureux celui qui conserve son lieu
Et fait de sa nation son unique milieu.
Il paît de son labeur sans chercher quelque gloire
Et trime chaque jour pour bâtir l’univers
Où sa race féconde établit sa mémoire
D’une peine commune encaissant les revers.Au travail du grand champ où suait son grand père
Il sème tous les grains qui engrossent la terre.
Faisant fi des ennuis qui lui viennent du temps
Il implore les cieux de lui donner encor
Une pluie abondante et un soleil sans vent
Car, pour lui, la tempête efface son effort.La nature en ses dons lui fait voir un empire
Dans sa petite ferme où il sait se produire.
Il n’a pas le besoin de château, de rempart
Il est roi dans son site et passe pour modeste.
Il scrute l’horizon sans penser au départ
Car son sang est enclin au respect manifeste.N’allant jamais fouiller les contrées inconnues
Il soigne sa famille à l’abri des cohues.
Et c’est à la fontaine ou bien dans son grand puits
Qu’il va chercher de l’eau pour son petit jardin ;
Puis lorsqu’il est repu, il va toutes les nuits
Observer cette étoile au soin de son destin.Les saisons, en passant sur sa vie de labeur,
Lui laissent chaque fois une part de bonheur.
Il n’a point de folie à viser l’impossible
Ne voyant en la vie aucune tentation.
Les vendanges d’automne au plaisir indicible
L’égayent tout autant que la chaude moisson.Il a pour aphorisme une phrase héritée
Qui lui dit de jouir de peine méritée.
Il apprit à l’école une fable jadis
Qu’un homme endimanché avait mise au tableau :
Elle disait que la peine était un bon indice
Et que l’heur émanait du plus simple boulot.Pour fuir le tourment il conservait ce cap
Ne voyant en ce sort pas le moindre handicap.
Le monde de la ville où tout paraît briller
Attise fort la haine en des lots de grands bruits
Qu’en sa verte campagne il ne voit pas griller.
Il sait que son travail lui fournit tous ses fruits.………………..
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