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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Une onzième secte…Le soir descendait sur la ville quand soudain mon téléphone se mit à sonner
Au bout du fil je reconnus la voix d’une personne pour qui j’ai de l’amitié
Elle me dit qu’aujourd’hui c’était un jour important, celui de son anniversaire
et me demandait si je l’accompagnerais pour s’offrir un cadeau peu ordinaire.Ayant entendu parler de certains services de prestations de loisirs tarifés
En compagnie d’un ami pour un premier essai elle se sentirait plus rassurée.
Un peu surpris dans un premier temps, je regardais l’heure à ma montre
Il n’était pas très tard je lui répondis que pour une sortie je n’étais pas contreMe voici donc embarqué pour une destination par moi totalement inconnue
Dans cette nuit tombante qui progressivement vidait les quartiers et les rues
Au fond d’une impasse se dressait la forme imposante d’une bâtisse cossue
C’était visiblement la destination que mon amie pour son présent avait retenueNous pénétrâmes dans une grande pièce qui ressemblait à une salle de cinéma
pour rejoindre de nombreuses femmes d’âges mûrs qui s’étaient retrouvées là
Une d’entre elles qui devait être l’organisatrice monta sur une scène éclairée
En annonçant que les enchères de ce jour allaient bientôt pouvoir commencerDe fait de jeunes hommes musclés et bronzés se mirent à devant nous défiler
pendant que toutes ces dames criaient des prix afin de parvenir à se les réserver
Ces femmes pensaient que l’argent fait la bonheur et que c’est tout à fait normal
De faire partie de la secte de celles privilégiées qui… « crient avant d’avoir mâles »Mon amie n’ayant pu parvenir à s’offrir les services momentanés d’un bel étalon
je me dis qu’elle était charmante et que par défaut je poserais bien mes jalons
N’étant pas contre l’éventualité de joindre l’utile à l’agréable pour cette fin de nuit
Je lui proposais de se servir à sa guise de mon corps pour se soustraire à l’ennuiMais face à son air visiblement étonné, à sa moue instinctive et non approbative
Je compris que son petit ruisseau d’amour je ne pourrai pas en approcher les rives
A ses yeux en matière de sexe j’avais sans doute dépassé les dates d’utilisation
Je ne savais pas que mon âge avancé m’imposerait ainsi des limites de péremptionCris Tolpac
FICTION
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