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Le Chaland qui passe (Parlami d’amore Mariu). Lys GAUTY (1933)

  • Ce sujet contient 1 réponse, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par Avatar photoFrance, le 03-01-2013 18:10.
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    Avatar photodaniel46
    Membre Oasis
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      Lys Gauty (1900 ou 1908-1994)

      On l’a fait naître avec le début du siècle dernier. La vérité est qu’elle serait probablement née (Alice Gauthier) à Levallois-Perret, en 1908, mais en réalité la date exacte se trouve être le 14 février 1900 au 32 de la rue des Arts (aujourd’hui, rue Marius Aufan).

      On a dit qu’elle avait eu une formation classique. Oui, un peu. Issue d’une famille de garagistes où chacun s’adonne à la chanson, elle fut d’abord et avant tout une vendeuse de chapeaux avant de suivre, en amateur, quelques cours de chants pour monter sur scène, toujours en amateur, dans un répertoire plus ou moins d’opéra.

      Les premières vraies traces retrouvées d’elle cependant nous la renvoient dans un concert en mutuel (organisé par les artistes eux-mêmes) à Paris vers 1926, puis quelques mois plus tard à Bruxelles (au Théâtre de Dix-Heures) et, finalement à Paris à La boite aux Matelots, en 1932, puis à Bobino en 1933, à l’Alhambra en 1934, à l’A.B.C. en 1936 mais elle est déjà très connue à ce moment-là.

      Elle a 21 ans en 1929, lors de son premier enregistrement, « Paradis du rêve » de Nilson Fyscher et de Jean Richepin. En 1932 (elle aurait eu 24 ans), elle enregistre « le Chant de Barbara » et « La fiancée du pirate » (de l’Opéra de quatre sous) avec Pierre Chagnon à l’orchestre mais tout de suite après, elle met à son répertoire une chanson qui allait la marquer à jamais : « Le chaland qui passe » (Paroles de A. de Badet et d’Ennio Neri – Musique d’Ennio Neri et de Cesare Andrea Bixio) qu’elle enregistre au tout début de 1933. – Le succès est si grand, l’interprétation si émouvante que Jean Vigo n’hésite pas à en faire la chanson-thème de son film, L’Atalante et, par un tour du sort, c’est sous le nom du « Chaland qui passe » que ce film allait être connu pendant presque quarante ans !

      Elle enregistre la même année « J’aime tes grands yeux » (C. A. Bixio et Jean Tranchant) et « À Paris dans chaque Faubourg » (Maurice Jaubert et René Clair) – du film 14 juillet de René Clair.
      Peu avant la Guerre, elle chante « Le Bonheur est entré dans mon cœur » (Glanzberg, Vaucaire et Grœner) et « Dis-moi pourquoi » (Glansberg, Kosma, Grœner et Michel Vaucaire) dans un film dont elle est la vedette, La goualeuse de Fernand Rivers (1938) mais, ne s’arrêtant pas là, elle est une des toutes premières à chanter Prévert (musique de Joseph Kosma) avec « Les escargots qui vont à l’enterrement » en 1940.

      Entre 1940 et 1944, elle enregistre une version surprenante d’un vieux succès de Delmet (« Les petits pavés ») mais également « Fumée sur le toit » (Gaultier – Poterat). En 1946, elle est, à l’Alhambra, de retour avec « Un petit bouquet de violettes » et « En écoutant mon cœur chanter » mais interdite à cause de l’épuration, il lui faut attendre jusqu’en 1950 avant de passer à l’opérette (Ma goualeuse) au Casino Montparnasse et avant d’abandonner la scène vers 1953 pour devenir directrice d’un cabaret dans la région de Nice et fondatrice d’une école de chant.

      Madame Gauty est décédée à Monte-Carlo en 1994.

      Source : http://dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net/fiches_bio/gauty_lys/gauty_lys.htm

      Paroles: André de Badet
      Musique: Bixio (1931)

      Le chaland qui passe

      La nuit s´est faite, la berge
      S´estompe et se perd
      Seule, au passage une auberge
      Cligne ses yeux pers.
      Le chaland glisse, sans trêve
      Sur l´eau de satin
      Où s´en va-t-il? Vers quel rêve?
      Vers quel incertain
      Du destin?

      {Refrain:}
      Ne pensons à rien, le courant
      Fait de nous toujours des errants
      Sur mon chaland, sautant d´un quai
      L´amour peut-être s´est embarqué
      Aimons-nous ce soir sans songer
      A ce que demain peut changer
      Au fil de l´eau point de serments :
      Ce n´est que sur Terre qu´on ment!

      Ta bouche est triste et j´évoque
      Ces fruits mal mûris
      Loin d´un soleil qui provoque
      Leurs chauds coloris
      Mais sous ma lèvre enfiévrée
      Par l´onde et le vent
      Je veux la voir empourprée
      Comme au soleil levant
      Les auvents

      {Au refrain}

      [img align=left][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=188054Gauty.jpg][/url][/img]

      Science sans conscience n'est que ruine de l'?me (Rabelais)
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      • #2860716
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        Avatar photoFrance
        Membre Oasis
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          Merci, Daniel, je suis émue, car c’était la chanson de ma maman..

          Très bonne année & toutes mes amitiés,

          : :c

          ouleurfleur: :

          Ouvrez l'oreille, chaque mot poss?de un coeur qui bouge. (Nimier)
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