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Poème partagé par yoledelatole4 – création poétique en ligne
Quand Paulette rêve
Dans les rêves de Paulette
Il y a sa maman Opheline
A l’époque , la suite a la prochaine ligne
A l’époque l’hiver venait de gagner le tour de France
L’été n’avait récolté que le maillot a pois cassés
Mouais la chaude saison avait perdu d’une longueur d’avance
Il avait débarqué sans dire mot
Enmitouflé et portant un manteau bien chaudPaulette accompagnait quand le temps le permettait
Sa maman jusqu’au potager , qui lui aussi grelottait
Mais ce n’était pas pour récolter les blettes
Et encore moins les carottes
En cette période les premières avaient prisent leurs cachettes
Et les secondes avaient prises leurs valises pour Mayotte
Enfin c’est ce que croyais Paulette
Point a la lettre !C’était le moment où se réunissaient
Les mamans aux mains crevassées
C’était le temps où s’endormaient les loirs
C’était le temps où se lavaient les draps blancs dans les lavoirs
C’était le temps où papotaient les dames quand l’hiver se faisait assomoirAlors en ces temps des eaux glacées
Se joignaient les dames aux mains crevassées
Il y avait se souvient elle
La vieille femme habillée de dentelle
Camouflée de broderies noires
Elle venait de la Loire
Il y avait aussi la mère aux mains d’écorce
Et elle ben elle venait de Corse
Et puis aussi la madame aux mains de misère
Qui elle semblait venir de jours d’hier , mais en fait non elle venait de l’IsèreEt tout ce petit monde autour du froid se réunissait
Pour la grande léssive que l’hiver les doigts gerçaient
C’était les temps des grandes mains crevassées
Et les temps aussi des femmes harassées
Mais clopin-clopan
Paulette elle aime bien cette expréssion
Tout le monde faisait réunion
Malgé les grands vents
Et malgré les vents qui faisaient souffrir
Toutes ses dames gardaient le sourireEt puis venait le temps du chemin a nouveau acheminer
Et le retour dans la maison au creux de la cheminée
Opheline préparait la chaude soupe
Et Paulette faisait ses petits gloup gloup
Et sur la vieille table en bois
On faisait le signe de croix
Venait l’heure d’aller sous la couette en plumes d’oies
Et des pièrres qui réchauffaient les tendres draps
Paulette adorait ça ses pierres qui réchauffaient ses petits petons
Et Opheline embrassait sa fille par un baiser sur le frontC’était il y a longtemps
Au temps des grands vents
Mais quand le matin venu ouvre ses portes
Que Paulette ouvre un oeil puis l’autre
Elle embrasse tous les jours ses souvenirs d’hier
Et sa maman , douce et belle lavandière
Et les mémoires de ses journées en bande
Quand elle serre son oreiller et sa douce odeur de lavandeY a quand même des nuits Paulette
Y a un truc qui lui prends la tête
C’est pas encore l’hiver et le soir elle entend sur l’oreiller
Quand le temps est venu de roupiller
Des petits pieds qui gigottent
Et les souris qui la haut grignottent
Alors Paulette espère les vents qui grelottent
Et qu’elles prennent leurs petites bottes
Et qu’enfin elles partent en vacance a Mayotte !
la nostalgie est un bouquet de fleurs enfoui au fond de votre coeur , qui vous embaume quand remontent les souvenirs du bonheur , yohann
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