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Sujet
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Combien de fois
Combien de fois, vous aurais-je appelé de votre petit nom, tracer votre prénom du bout de mon crayon ?
Courant de U en O, de maux en mots, la plume parcourt les flots de l’encre, au gré du temps, qui ancre le radeau.
Au milieu du silence et de l’indifférence se dresse votre absence et l’indécence d’un cœur qui crie et qui se meurt.
Aurais-je dû dire plus, aurais-je dû dire moins, rejeter le dessin de votre doigt sur un sein, ou accepter le rien qui m’était proposé ?
Ces interrogations, forment colimaçons, une bien lâche ponctuation…
Je m’amuse de rimes sur le bord de l’abîme, longue est cette pente bosselée que je ne cesse d’observer.
Combien de temps tiendrais-je penchée sur la falaise, attendant une main qui pousse ou qui retient ?
Comme l’herbe coupée, fraîchement assassinée, le fluide ligurien, dialecte incertain, coule sur cette page blanche qu’il me faut safraner du poids de mes pensées.
Pardonnez-moi mon cher, je ne suis qu’indigence, sans vos yeux langoureux j’ai perdu mes aveux.
Je pleure sur cette pierre qui était mon repère, repère d’une vipère qui n’est plus que misère.
Suis-je donc si amère pour rouler cette pierre ? Devant moi « bénitière » je chasse les prières.
J’ai trahi mes promesses, qu’un mot de vous je laisse, mes pensées se cacher au bout de la jetée.
Je ne suis que de chair, et si sur cette terre mes péchés sont légers, il faudra je le sais un jour les avouer.
Ce n’est pas méchanceté si je veux vous aimer, j’ai tellement à donner que je pourrais jeter.
Vous n’avez pas voulu du poids de ce mêlé, cet amour insensé que j’eusse, avec vous partager, si votre cœur je n’avais dû voler.
Je sais bien qu’il me faut un jour vous oublier, mais faites-moi l’honneur avant que je ne me meurs, d’avouer vos ardeurs.
Car s’il me faut payer le fruit de ce malheur, j’irai le cœur léger au sein de Sa demeure, si je sais qu’en retour je suis votre crève-cœur.Martine
12/05/2013Tout le monde est un g?nie. Mais si on juge un poisson sur sa capacit? ? grimper ? un arbre, il passera sa vie ? croire qu?il est stupide.
Albert Einstein
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