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Poème partagé par Parceval – création poétique en ligne
IROISE
Des iles, couchées là sur les flots
Des iles sur les rides de l’eau
Et le reflet se brise sur le mur des falaises
Partant de l’horizon déferlent lames blanches
Et nues effilochées portées par la tempête
Pas de monts en ces lieux, et rien ne les arrête
Tout est au ras de l’eau c’est la lande qui gagne
Les aîtres sont timides, terrées auprès du sol
Seuls clochers et balises, défient les éléments
Et crient à l’océan qu’ici il y a des gens
Des murets de pierre délimitent les champs
En remparts dérisoires à la furie du vent,
Des parcelles de glèbe pétries de goémon
Donnent la pitance à verser au chaudron
Les rates délicieuses mariées au poisson
Que ces rudes iliens chalutent sur les fonds
Contre vents et marées, ils ont ancré leurs vies
Sur ces iles perdues ont lancé leur défiA l’abri du granit de chaussée des géants
J’écoute hurler le vent, crier les goélands
Aux embruns qui me glacent, je bois à l’océan
C’est là qu’est mon refuge
Quand ma vie à pris l’eau
J’écoute chanter les pierres
Le vol des guillemots
C’est le sang de ces terres
Qui coule sous ma peau
Iroise, mon berceau, Iroise, mon tombeau
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Les sentiments, la vie, des tarots sont les lames
A l’onde poésie, voici mes états d’âme…
Au diable la pudeur, ce que je n’ai su dire, maintenant je l’écrisTextes protégés par copyright
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