-
Sujet
-
Poème partagé par provencao – création poétique en ligne
Cette année-ci telle qu’elle va n’est pas mienne
Mais le merveilleux de ce qui est
Guette et s’épie partout
Sans trop surmener l’avenir ni la rime.Aux mains des cueilleurs d’olives d’Eygalières,
L’huile aspire encore à la douceur lumière,
Entre les pressoirs de la Provence lavandière.Par les ruelles des villages heureux,
Les ramasseurs intronisent leur gaule d’un air amoureux,
Le gaulage témoin de génération en génération,
Est n’est donc point simple et rudimentaire comme opération .À Mouriès, le soir les picholines cueillies ,
Courtisent le pressoir endolori,
Ô huile coule dans la maye noire.Fée Mélusine envoûte l’oliveraie
Et un escargot traîne, traîne sa robe de mariée.Alors cette année qui me garde tête épique
Et le bonheur à portée de main
Cette année-là soudain est peut-être mienne.Provencao
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.