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Poème partagé par Hamid54 – création poétique en ligne
[font=Helvetica]Traverse ton désert, vagabond, suit ta route,
Farouche nourrisson d’un maigre sein tari.
Viatique et gourdin, vas-y briquer le doute,
Tes jalons avérés n’ont besoin d’un abri.Écoute l’air du noir, il est le moins lugubre,
Ce compagnon obscur des errantes prisons,
Que l’injurieux chant à l’accent insalubre,
Des bouffons béotiens de lointains horizons.Leurs grimages noyés dans les fanges perfides,
De sordides jargons aux signes trop jaloux,
Assis sur un néant, n’éclaboussent tes rides,
De boues et de crachats, ni ne plient tes genoux.Les ombres et contours te font douces lumières,
Quand les vents agressifs qui flagellent ta peau,
Sous un soleil de plomb, y creusent des ornières,
Mais guident ton esprit qui luit sous l’oripeau.Ils ne savent, les sots, qu’en toi coule une sève,
De sainte pureté que brandissent tes Monts,
Sur ta terre brûlée et l’ardeur que soulève,
Un cœur fier, combattant d’aspics et scorpions.Les cierges de ton cran n’ont-ils produit l’élite ?
Et qu’en martyr tu fus durement maltraité.
Oh fragile fragment d’une sphère insolite !
Tes siècles ne meurent en nulle éternité.H.A – Recueil : Images et Sensations – TDR
COPYRIGHT© – ISBN 978.9947.30.246.0[/font]
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