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Poème partagé par provencao – création poétique en ligne
Baguenaude le papé qu’auront blanchi les années,
Sous le silence du mûrier platane, qu’honorent les étourneaux,
Éreintés, des bancs de pierre verdis sur les allées,
Se jouent à la vieillesse d’un Roméo.L’onde pailletée du cours serpente pour l’automne,
En abandonnant ses glands aux généreux pêcheurs,
L’ablette et l’omble chevalier foisonnent dans l’eau monotone,
Y glorifiant la passion aux asticots des heureux moulineurs.Lac de Balcère, ton âtre est mon refuge,
Se joint à nos vies, ta harpe de caresse,
Me menant au rêve, à la crue calcifuge,
Extase de l’être, pour le terminal vieillesse.Tiédeur du lac béni, la rive joyeuse,
Délivré au promeneur, un enchantement opportun,
D’y poser son fessier à l’amoureuse voluptueuse,
Au creux de son lit dans le mémorable parfum.Provencao
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