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Poème partagé par provencao – création poétique en ligne
Et moi, j’erre, la rue me berce, maquillée du menton au front,
J’arpente, l’âme de cœur à dix-huit ans parsemées,
Haranguer des prédateurs dans la noir nuée,
Des pures, dont jamais les âmes n’éliront.Nous ne vous jugeons pas, dame prostituée,
Tu t’exhibes, l’allure déconcertante, démarche osée,
Au milieu des railleries et des horribles quolibets,
Ton rouge à lèvres, tes talons hauts, ne sont que risée.Ton corps pour qui? Le cœur aimé te délaisse;
Mon âme pour qui? La déesse adulée s’envole…
Déchéances écriées sur la misère méconnaisse,
Suis-je donc destinée au masque alvéole…Provencao
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