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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
La montagne de Lure respire , halète
Son silence enveloppe la terre comme au jour premier
Ses mamelons se dressent nus vers le ciel azuré
Tandis que pan en bas joue à soulever les jupons des sylphides
De quelques notes de son pipeau sacréDe cavaillon à Manosque
La baleine est un ciel grisaillée
Ou gerfauts et aigles planent en liberté
La chanson de Boscot résonne ici
Dans ce pays de chênes au sol rocailleux et grisJ’ai vu l’étang dormir , à l’aube se réveiller
Sur les pentes d’Alpilles
Le soleil s’élever
Les montagnes bleuissaient
Les oliviers d’or au ciel resplendissaientTa main tenait ma main
Dans tes yeux la tendresse
Les amandiers en fleurs embaumaient les sentiers
Les vignes , les crêtes ciselées dans ma vue s’embrouillaient
Dentelles que le soleil miroitait dans ses yeuxEt, j’ai rêve légendes
Au jardin des Hespérides
Hercule soulevant le terrible dragonTrop d’imagination !
Ton sourire en dit long
Ma soif est déraison
Le soleil dit on fait perdre la raisonTout semble si grand
En couleurs , énigmatique
Solitude, contemplation
La montagne sans soleil
Les sources souterraines
Les arbres millénaires
Artémis cache encore ici quelques secrets
De femmes et de déesses entre arbres et bosquetsJ’ai vu la nostalgie s’y promener un peu
Fanny et Marius , mélancolie dorée
La lumière impérieuse partout allumait
L’astre se couchait jouant dans tes cheveux
Caressant mes paupières ,allumant nos enviesBuvant à la rivière ,soufre pâle qui s’enfuit
Entraînant avec lui la lumière et les bruits
Soif d’absolu nos âmes planent ici
Comme oiseaux , goélands rêvant de paradis
Quand j’ai fermé les yeux mon amour
Je te jure le soleil y est resté
Comme cet odeur de lavandes dans tes cheveux
Une caresse de l’aube que le couchant m’a donné
Une soif impérieuse de soleil et d’été
Une chanson de cigale que toi seul sait sifflerQuand tu t’éloignes dans l’aube après un dernier adieu
Le Morvan comme la Lure halète ou est ce mon cœur
Qui cogne ou la terre qui brûle du même feu
Le soleil me caresse les paupières et la joue
Puis dessine dans les cieux la clarté du jour
Tu te retournes alors et m’envoie un baiser
Que j’attrape au vol comme un rayon d’été
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