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Sujet
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Accords perdus
Derrière ma fenêtre, voilée
Des brumes de l’ennui
Je me languis de trop de souvenirs
Venus sans cesse, mes soupirs
Ne cessent de raviver
La flamme de mes regrets
Dans l’âtre sombre
De mon âme tourmentéeLa nuit qui se retire plus vite
Me laisse indifférente
Aux prémices du printemps
Et aux premiers beaux temps
Pourtant je l’ai prié
Ce soleil blanc, à la cime des grands saules
Pourtant je l’ai supplié
De venir apaiser, nos peinesPeine perdue, tu es parti
Sans rien me dire, de tes rêves innocents
Je me maudis de tant d’oublis
De tout ce temps passé à tes côtés
Sans voir venir
Cette différence, cette indifférenceAu fil du temps, du temps et du vent
Le froid a chassé l’envie
De nos accords perdus
Dans ce lit devenu, trop grandDerrière ma fenêtre, voilée
Des brumes de l’ennui
Résonnent encore dans ma mémoire
Quelques éclats, de ton rire enfantin
Quelques éclats qui me criblent
De remords acérésLa nuit qui se retire plus vite
Me laisse sans envie
D’aller plus loin, d’aller au-delà
De ce silence de catacombes
Me laisse sans envie
Sans envie, sans toiAu fil du temps, du temps et du vent
Le froid a chassé l’envie
De nos accords perdus
Dans ce lit devenu, trop grandEn proie à mes incertitudes
Dans cette solitude
Mon âme te réclameA corps perdus…
Kernanet
D'une succession de mots naissent des phrases qui font des histoires de tout et de rien...."Alain"

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