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Poème partagé par Selenia – création poétique en ligne
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[/url]Images d’autrefois
À ma petite fille
Imagine mes rêves lectures d’autrefois
Ces visions apaisantes qui ne me quittent pas
Un harmonieux ballet unit en même temps
Des contes et légendes les héros bienveillantsEt se mêlent visions et la réalité
De vieux livres usés de cahiers oubliés
Et de jolis albums avec tranches dorées
Où j’ai appris le monde commencé de rêverQuand flotte ma conscience s’approche le sommeil
Je me plonge en ce lieu feutré et ses merveilles
Aux saveurs capiteuses aux parfums vanillésJ’y laisse libre cours aux folies que je crée
Aux tendres souvenirs revenus de là-bas
Et s’éveille l’enfant dormant au fond de moiMon imagination ainsi prend le départ
Mes paupières fermées couvrent d’autres regardsIci ne souffre point l’étrange merle blanc
Celui que sa famille a maudit et rejette
Et je peux consoler l’enfant aux allumettes
Qui appelle grand-mère en pleurant doucementJe ne veux point d’écrin ni de coeur palpitant
D’une biche tuée au lieu d’un fillette
Voici que j’aperçois l’aigle noir fabuleux
Du pays d’autrefois avec ses yeux de feuEnsuite j’accompagne la jeune fille assise
Et nous quittons le feu ourlé de cendre grise
Et je peux rencontrer cette enfant polissonne
Qui dans les bois s’égare en jeune fanfaronne
En petit habit rouge le pas aventureuxOr voici que m’accueille Mowgli parmi les loups
Parlant aux animaux adoptant leur langage
Voici qu’avec Alice je franchis des passages
Pour retourner petite dans ce monde d’alors
Et me suivent Clochette et Peter Pan partout
Le passé de chacun on le sait vaut de l’orMe voici envoûtée et sans notion du temps
Recevant le baiser de mon prince charmant
Et le regard d’éclair portant sa mèche blonde
Il chevauche la nuit sa fantasque jument
Et refait chaque fois l’immense tour du mondeEt puis se lève Eric nommé l’Homme du Nord
Que j’ai tant admiré je m’en souviens encor
Plus loin je vis des songes ceux d’une nuit d’été
Fêtes folles du grand Meaulnes que l’on a oubliéesJe marche dans les prés d’Alayne et de Rennie
Et je revois Jalna et toute sa famille
Ou je pars aux confins d’un autre continent
Où galope invincible le cheval TamerlanSous la lune d’or pale ensuite je dérive
Puis longuement je marche au long de cette rive
Et le vilain petit canard devient animal triomphant
M’enlevant mes complexes et mes craintes d’enfantDes perspectives filent sur de sombres forêts
Où Tintin et Morane rétablissent la paixPlus loin le Petit Prince ce solitaire enfant
M’attire et me rappelle des champs de blé bruissants
Et des puits mystérieux rayonnent en silence
Dans un désert de miel où survit l’innocence
Je me lie d’amitié avec un renard roux
Qui me dit ses secrets venus d’on ne sait oùEt aux lisières roses de mes nuits de névrose
Je retrouve un à une ceux qui n’existent pas
Mais qui sont là pour moi et qui vivent vraiment
Ah combien ils sont doux tous ces rêves d’enfantPoussière d’or léger et pluie d’étoiles tendres
Nourrissez donc mes rêves ceux que je veux entendre
Je les écoute les sauvegarde en moi les investis
Jamais ils ne s’achèvent et les mots que je dis
Au fond de l’horizon des mille et une nuits
M’empêchent de vieillir dans ce monde meurtri13.4.2003
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=253757BOBlagonauxrequins.jpg]
[/url]Bob Morane
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