-
Sujet
-
Poème partagé par StJust – création poétique en ligne
…
On dit que les mots dits, qui s’envolent haineux,
Restent pas un instant, et on les oublie vite,
Par contre les bons mots, les mots dits par écrits,
Sentis par les muets, et par signes transcrits,
Sont souvent répétés, autour d’eux on gravite.
On peut s’en payer deux, cela n’est pas ruineux.Mais en les répétant les mots écrits s’envolent,
Et on maudit ce sort, ne nous épargnant pas,
De là certainement, nous vient le mot-valise,
Il la fait en partant et se volatilise,
C’est alors que de lui, on fait bien peu de cas,
Les mots atterrissant, jamais plus ne décollent !…Oui j’aime le mot dit, j’aime son cinéma,
Celui qui coupe court, ou celui qu’on se donne,
En motif c’est souvent un mot qui vous décoiffe,
Le mot que vous buvez, le mot qui vous assoiffe,
Le mot d’un quiproquo lorsqu’il y a maldonne,
Le mot enjolivé, surmonté d’un tréma.Le mot au masculin, au féminin la motte,
Se terre quelquefois, au milieu d’un dico,
Le mot tel, est parfois, un simple mot qui chambre,
Un pis, tollé, pour ceux que parfois le mot cambre,
Et les font réagir prestement, illico,
Pour être admis c’est sûr, il faut que le mot botte.Le nouveau, le mot né, courant, lui a la morgue
D’un jeunot prétentieux qui pense tout savoir.
Le mot qui disparaît, puis revient, mot aux cycles,
Nous paraît étranger, il nous faut des besicles,
Pour bien le déchiffrer et pour le concevoir.
Et pour le prolonger, suffit-il d’un point d’orgue ?Ceux qui font rire jaune ce sont les mots biles.
Lorsqu’il semble agressif, on dit que le mot râle,
Alors les mots des rais, brillants, calment le jeu.
Tandis que le mot las, disparaît peu à peu,
S’il n’est plus recherché, il se fait porter pâle,
Les mots qui parlent trop, ont un ton volubile.Le mot pour ménager et la chèvre et le chou,
Un seul vient à l’esprit : ma foi, , le mot sans bique,
Et pour se délasser, ravi, le mot aux pompes,
Se prend pour l’étalon, en cela il se trompe,
Il se mêle de tout, souvent catégorique,
Et prétend que des mots il en est le chouchou !…Et puis pour les mots, si on descend sûrement
D’un ton, soudainement, deviennent sympathiques.
Là, le mot rit, bondit, reprend vie, tourbillonne,
L’esprit est satisfait, notre cerveau bouillonne,
C’est un mot que l’on sent, un mot aromatique,
C’est un mot qui construit, employé mûrement.…
St Just ( Joël Gauthier ) le 18.10.2013
…
🪶 Signature de la plumeLa poésie ne souffre ni l'à peu-prés, ni la médiocrité. Seule la recherche de la perfection doit nous animer dans ce domaine. Il faut donc être impitoyable avec ses propres écrits et ne rien se laisser passer. Il y a toujours un moyen de corriger une erreur, une mauvaise rime, une mauvaise tournure.
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.