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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Alexandrins…Récemment une amie m’a dit tu devrais te mettre à la belle prosodie
Moi, le prosodie je croyais au départ que c’était une sorte de maladie
Contre laquelle depuis mon premier jour, quand un matin je suis né
Je fus par miracle parfaitement à l’abri, comme ainsi dire auto-vaccinéElle a surenchéri tu devrais te faire alexandrins, c’est facile mon chéri
Une drôle d’idée que je me fasse ainsi un parfait inconnu dans la vie
Je connais bien un certain Lucien Hendrain mais ce n’était pas le sien
Et un pas triste Patrice André Heint, qui fut un de mes anciens voisinsMais assurément aucun Alex Andrain, que cela soit de près ou de loin
Par ailleurs je préfère les femmes aux hommes c’est un fait bien certain
Alors je lui fis part du fait que je ne souhaitais pas finir dans ses bras
Elle paru toute interloquée, pour tout dire visiblement dans l’embarrasComme c’est une bonne amie dans ses propos elle ne voulut pas me choquer
Pensant en son fort intérieur que j’étais en train de complètement débloquer
Elle entreprit de m’expliquer que des alexandrins sont des types de poésies
Tout comme moi, jusqu’à maintenant vous ne le saviez pas non plus…et si !Elle me dit qu’il faudra dorénavant que je me mettre à compter mes pieds
Je sais déjà à peine compter sur mes doigts, comment faire pour y arriver !
Qu’elle allait maintenant surveiller mes écrits et très régulièrement m’épier
Je pensais que pour me les casser, une idée différente elle aurait pu trouverDe plus il faut faire attention il existe des rimes féminines et des masculines
Je vois bien d’ici mon ordi refuser de se taper des rimes autres que féminines
Tu dois aussi t’efforcer de composer de belles phrases avec des rimes riches
Comment vais-je y parvenir avec les miennes qui sont pauvres et en frichesMais je n’étais pas vraiment décidé à me laisser faire, ni même à me démonter
Aussitôt donc une thèse différente sur les façons d’écrire je lui ai démontrée
Celle qui fait que dans la vie il ne faut pas poèter plus haut que ses propres idées
Sous peine de risquer de manquer d’air et de voir ses lignes comme asphyxiéesCris Tolpac
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