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Poème partagé par tolpac – création poétique en ligne
Loup y es-tu ?Il était une fois, il y a fort longtemps, on pourrait quasiment dire autrefois
Un petit village qui hébergeait des vies paisibles, entouré de profonds bois
Tout se déroulait au mieux, sans souci pour l’ensemble de ses habitants
Durant leurs journées de travail, leurs repos et loisirs de temps en tempsUn matin comme d’habitude, Pierre le bûcheron, pénétra dans la forêt
Pour élaguer des troncs abattus et les tirer avec son cheval vers l’orée
Soudain il n’en cru pas ses yeux, pourtant il n’y avait pas à se gourer
C’était bien une jambe de femme qui dépassait devant lui d’un fourréVêtements en lambeaux et maculés de sang, elle était en partie dévorée
Visiblement ayant succombé aux attaques d’un ou plusieurs carnassiers
Notre homme se précipita pour aller informer les instances du village
Alors qu’au loin un hurlement perçait la brume recouvrant le paysageCette première victime fut suivi de deux puis de trois en quelques mois
Evénements qui semèrent dans les esprits incompréhension et émois
En effet les loups étaient les seuls animaux capables de faire ces actions
Alors qu’ils n’attaquaient jamais l’homme aux environs des habitationsIl fut néanmoins ordonné aux hommes de s’élancer en longues chasses
Contre ces prédateurs afin que la sécurité de tous de nouveau se fasse
Des peaux de loups arrivèrent au village par dizaines puis par centaines
Jusqu’à ce que les hommes finissent par perdre contre eux leur haineIl faut dire également qu’il n’y en avait plus aucun dans toute la région
Qu’on puisse abattre, rapporter sur des charrettes tirées par canassons
La paix et la sérénité dans le petit village étaient dorénavant revenues
Pour ce qui est de la sinistre destinée des loups d‘ici, n’en parlons plus !Les activités et existences avaient repris un cours tout à fait normal
Tous fêtaient leur tranquillité retrouvée arborant un très grand moral
Comme monsieur le maire, Noël, qui tel à son habitude en fin de journée
Partait tout équipé à la chasse vers les forêts, par un ombragé sentierPeu après, il rencontra une des villageoises ramassant des champignons
En vue du soir les concocter en bonne soupe pour son homme à la maison
S’ensuivirent des cris dans la nuit tombante, des appels à l’aide désespérés
Puis un relatif silence en ce sombre sous-bois se mit de nouveau à régnerL’Angélus sonnait au clocher lorsque monsieur le maire rentra au village
Sa chasse avait dû être bonne car du sang tachait ses mains, son visage
Chez lui il retira de son sac à dos une patte en bois avec des griffes de fer
Pour bien la nettoyer et le ranger précautionneusement dans ses affairesIl se remémora qu’elle était bien appréciable cette petite chaperon rouge
Alors qu’il la besognait, la frappait jusqu’à ce que plus rien en elle ne bouge
Il aimait prendre les femmes de force pour ensuite les faire taire à jamais
Afin qu’elle ne puissent pas le dénoncer, le faire condamner pour ses méfaitsIl pensa que le lendemain il devrait organiser une nouvelle chasse aux loups
Pour calmer et rassurer les habitants, qui de colère seraient comme fous
Il songea également que dans sa vie il serait toujours des plus heureux
Tant qu’il restera des filles aux bois et des loups pas trop loin de ces lieuxMoralité : il y a parfois du danger à aller cueillir en forêts des champignons
Même si l’on s’y connaît vraiment bien et que l’on ne ramasse que les bons
Par ailleurs, entre les hommes et les femmes pour ce qui est des relations,
Aux rencontres imprévues et effets-maires… il faut faire grande attention !Cris Tolpac
…FICTION…
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