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Poème partagé par Mostafa – création poétique en ligne
Assis à califourchon
Chevauchant un gigantesque canon
Qui n’a plus craché le feu depuis longtemps
Je contemple le lointain horizon
Ce canon est là, menaçant et fier
Témoin oculaire
D’une histoire extraordinaire
De guerres sanguinaires
De batailles légendaires
Menées par des soldats téméraires
Défendant farouchement leur terre
Contre des ennemis venus de la mer
Des colonisateurs venus d’ailleurs
Enfourchant ce magnifique canon
Je contemple le lointain horizon
Me posant mille et une questions
Sur les choses et les gens
Sur la vie et le temps
Silencieusement!
Insondable et impressionnant
Incommensurable et puissant
L’océan est tellement grand
Que je me sens si petit et si insignifiant
Je maudis par conséquent le néant
Et bénis les éléments de la création
L’eau, le feu, l’air et la terre
Je contemple la mer fière
Et je fais ma prière
Silencieusement!
Venu en frère
La main sur le cœur
Ni pirate ni corsaire
Ni conquérant ni colonisateur
Ni envahisseur ni loup de mer
Je transfère à la mer fière
Mes neurones et mes viscères
Mon âme et ma matière
Ma peur et ma douleur
Ma langueur et ma rancœur
Et comme un navire
Je chavire
J’entends les sirènes rire
De ma noirceur, la mer n’en a que faire!
Radieuses et capricieuses
Les mouettes rieuses
Planent, majestueuses
Dans l’azur du firmament
Se laissant emporter au gré du vent
Leur vol transcendant
Domine la terre et la mer
Les choses et les êtres
Mon cœur pleure
Ces heures bienheureuses
Devenues moroses et hideuses
Je narre à la mer fière
Mes souvenirs d’enfance
Mes réminiscences d’insouciance
Et réclame sa clémence
Qui es-tu?
Éphémère locataire de la terre
Microscopique créature de l’univers
Arrogant, altier, vaniteux et fier
Qui es-tu?
Minable grain de sable
Frêle et vulnérable
Pour oser venir vomir
Ta souillure et ton haut-le-cœur
Dans la pureté de la mer?
La mer fière n’a cure de mes malheurs
Elle semble avoir la tête ailleurs
Agacée par mes murmures et mes soupirs
Mes sanglots, mes pleurs et mes délires
Elle se met subitement en colère
Elle écume avec arrogance
Elle fracasse avec puissance
Ses vagues gigantesques
Contre ses roches millénaires
Dignes héritières
De l’histoire océanique
Elles perdurent, magnifiques
Ne prêtant aucune attention
A l’érosion du vent
A l’usure du temps!
Devant la majesté de la mer
Je préfère me taire
Et l’admirer en silence
Avec l’innocence de mon enfance
Et sans préméditation
Sans aucune prétention
Je récite comme une prière
Cet extraordinaire vers de Baudelaire:
Homme libre, toujours tu chériras la mer!
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La Skala, Essaouira, le 18/5/2013🪶 Signature de la plumeMa vie n'est plus une barque dans une mer enrag?e
Et je ne suis plus le naufrag?!
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Mostafa, point fat, seul, las, si doux, r?vant de sa mie!!!
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