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Poème partagé par Noel-Opan – création poétique en ligne

Insoumis temps qui court et façonne mes rides
Vois-tu se dépêcher tous ces gens en retard ?
Ils battent les pavés en lançant leur regard
Vers l’instable jeunesse encline aux jeux torrides !Donne moi tout de suite
Quelques restes de joie
Avant que dans ta fuite
Mon déclin je ne voie !Sais-tu que l’homme riche a parfois le frisson ?
Que malgré sa pelure en peau blanche d’hermine
Il peut claquer des dents et porter triste mine
Surtout quand son château ressemble à un glaçon ?Il est tant de masures
Qui sont meilleurs couvents
Et parfois bien plus sures
Que ces tours en pleins vents.As-tu vu ce théâtre au fond de la venelle
Qui joue encor Musset, Hugo et Marivaux
Mais propulse Voltaire au fond d’un caniveau
Avec l’ami Rousseau sans messe solennelle ?On fait, ces jours, recette
Grâce aux mots rancuniers
Qui parlent sans pincette
D’un bipède un peu niais.Dans cette foule en transe on surprend le verveux
Qui récite à sa classe un semblant de prière
Pour que l’ensemble croit, voyant sa poudrière,
Que le ciel lui a dit de se montrer nerveux.Pourquoi donc à son âge
Doit-il se dévouer
Pour aller au carnage
Et se faire clouer ?Dans la prime genèse on parlait des soucis
Qui suivirent sitôt la première étincelle.
Ce BIG-BANG a produit un Monde qui chancelle
Et ne parle jamais de propos adoucis.Alors toi le lucide
Qui contiens ton grief
Ne sois plus impavide
Mais fais voir ton relief.

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