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Poème partagé par sacro – création poétique en ligne
Toi censeur de mes mots,
Tu ne m’imposeras ni restriction
Ni vocable ni autres mots.
Je suis un inconditionnel
De l’écriture et de la rime.
S’il le faut, j’écrirais
Sur le bleu des nomades,
Qui ne craignent ni tempête,
Ni sable, ni tornades.
J’écrirais sur le bâton du pèlerin
Qui le guide et fraie son chemin.
J’écrirais sur l’aile de l’albatros,
Vaste oiseau des mers,
Ma tristesse et ma mélancolie.
J’écrirais sur la blancheur de la ville
Que l’aube vient tôt le matin couvrir,
Pour dénoncer les cris et les angoisses
De toutes ces âmes perdues
Dans les remparts de l’oubli.
J’écrirais sur le ciel rougeoyant,
Au moment crépusculaire,
Le regard des êtres esseulés,
Qui affrontent les aléas de la vie.
J’écrirais sur les murs fissurés
De ces bâtisses que les guerres
Immondes ont saccagées.
J’écrirais sur la brise marine
Qui souffle sur le littoral,
La souffrance de tous les égarés
Et malheureux aux cœurs brisés.
J’écrirais sur l’écume des vagues
De toutes les mers agitées,
La colère de tous les révoltés et indignés.
J’écrirais mes lettres, mes mots.
Vous ne pourriez pas étouffer ma voix !
Sur mon regard, vous liriez des mots,
Et je vous livrerais mes maux.
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