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Poème partagé par Selenia – création poétique en ligne
Un poème de jeunesse bien innocent avec comme il se doit un joli titre latin et le désir de quitter la ville et de se retrouver en mer – ou – de retrouver sa mère
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=566604QUAMMIRABILE.jpg]
[/url]QUAM MIRABILE
Mer je rêve encor
J’entends le vent à ta surface
Et sur toi je vois à l’aurore
L’ombre du soleil qui vient et passeJ’entends le ressac indolent
Au pied des falaises le soir
Lorsque la lune croissant blanc
Vient retrouver son grand miroirJ’entends le bruit de l’océan
Portant navires de tous pays
Qui vont doublant les caps hurlants
Jour après jour aux matins grisJe vois les brumes océanes
Mirage irréel
Telles gracieuses courtisanes
A l’aube escorter le soleilEt ton écume en dentelle
Qui de danser jamais ne cesse
Au grand jour alors étincelle
Et dans l’air tiède elle paresseEt vient à moi le chant des îles
Et le murmure du Pacifique
Et tu t’enfuis si loin des villes
Que ton nom seul nous est musiqueHeureux les sables de Floride
Les jetées de la mer du nord
Quand caressante sylphide
Tu viens porter tes vagues sur leurs bordsAh fuir les cités immondes
Les rues grises les demeures sombres
Ah courir vers toi comme au bout du monde
Là où sont balayées les ombresVaste étendue limpide
Tes vagues bleues me font rêver
Laisse moi fuir la ville vide
O mère vient donc me chercher6 décembre 1964
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