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Poème partagé par Merdesiles – création poétique en ligne
Ils voulaient la langue de Voltaire
Les vers de Rimbaud
Entendre Roland souffler dans son cor
Voir la tour Eiffel , monter les marches en riant
Moi je voulais gharaba ,gharraba
Voir et découvrir d’autres senteurs
D’autres univers de mots ,de musiques
Ce sont les coups que j’ai vu
La rosée amère sous les paupières
Des plumes comme des sabres , des coups de lanières
Le sang acre de la haine dans les yeux d’inconnus
Des trous ou ne rentre plus la lumière
Je me suis glissée …
La ruelle est bruyante
Les enfants jouent sous le soleil
les hommes papotent
Les femmes se pressent
L’épicier ouvre ses portes
L’odeur des oranges montent de la rue
J’ai volé le pain
L’odeur des parfums me tournait la tête
Des bouquets de menthe et de coriandre
Toi tu rêvais de chaussures neuves
De filles aux cheveux blonds
De caresses de pères
L’enfant était couché sous le caniveau
Pieds nus , un livre déchiré à côté de lui
Les gens passait au dessus sans le voir
Sur les champs Élysée ,les lumières semblent magiques
Les fées se promènent sur des talons aiguilles
Les sacs sont brillants et les lèvres rouges
Des yeux se lèvent sur l’appartement
Les rideaux cachent le regard
Il croque dans une grenade
Ses dents sont blanches , le jus ressemble au sang des vierges
Un homme dans la maison d’en face gifle une femme
Elle ne bouge pas
Elle se cache le visage
Loin , un homme photographie un couple
Son mari lui tient la main
Il a le regard doux
Elle reste en arrière
Elle baisse les yeux
Des mains
Des mains se tiennent
Une boulangerie
Une rue de Paris
Un enfant blond et beau sort du magasin
Un pain chaud ,doré entre les bras
Il se dirige vers une grande maison
Je lis des lettres gravées dans la pierre
« Orphelinat »
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