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Poème partagé par takycard – création poétique en ligne
Au centre du monde je retiens mon souffle, d’où me regardent des jurées par hasard. Au croisement des âmes déviées, ils peuvent voire ma route, mes pas et entendre le son de mes bottes narrer le chemin…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
Au milieu des autres je surveille mes côtés, et la route dans un triste brouillard, la présence des pierres m’accompagne plus que l’hiver fin du monde. Je laisse à d’autres derrière moi, l’ombre d’une marche révolu…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
En pleine lumière de l’aube, délestant l’horizon, transi d’espoir je voyage au grès, à court de choses. Invasion calme et saturée d’une joie, elle attendrit l’asphalte de mon cœur. Le rythme entre en chemin, pincé sur les cordes de l’univers…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
En toute occasion j’attends un virage, une courbe buissonnière au clin de lune. Je pave d’ennui mon visage à l’écoute de la foule. L’orgueil ouvre la voie d’un vagabond triste, mon âme pâle du dimanche…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
De toute part, je carbure et m’ankylose, chaque étape de la colère brûlante j’en coure le risque. J’ai mis à dos tous les regards, les crachats sur ma carapace luiront longtemps. La distance consommée me libère…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
Au seuil d’un nouveau jour, le transport est soudain. L’âme double occupe une place à mes côtés. Je sucre un torrent d’amour comme on se prépare un bain. Le cours de mon existence suit les flots de son sillage…
« Mais là, parfois, à partir de là. Avec l’heure et l’endroit. Quelle serait l’humeur de la route ? »
Au bout de nulle part, j’ai l’air déboussolé. Les sections parcourues se rejoignent et se chevauchent pour annuler tout sens. Les lignes ici ne sont d’aucun départ… j’irai où bon ressemble.
Takycard
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