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Poème partagé par pierwatteble – création poétique en ligne
Nous affirmons tout connaître de l’autre
L’autre qui le pense pareillement, peut-être ;
Peut-être devient l’alibi qui rend tout possible
Possible pour partie, pourquoi pas ?Pourquoi pas, si ce qu’on sait serait l’essentiel
L’essentiel, en vérité passe inaperçu,
Inaperçu, dans le profond secret des cœurs,
Des cœurs prompts à la révolte qui se préparent ?Se préparent à la fronde et l’orage gronde ;
Grondent les doux agneaux tels les loups cruels,
Cruels ces temps qui vident les écuelles :
Ecuelles pour chiens d’un peuple affamé.Affamé d’essentiel, juste un peu de soleil
D’un toit, d’une maison et d’un petit boulot
D’une famille tranquille et d’un juste sommeil
De la belle illusion de gagner le gros lot.Le gros lot dont semble se réjouir l’autre,
L’autre qui le pense pareillement, peut-être ;
« Peut-être » serait l’ami forgeant l’espérance ;
L’espérance porta à l’épaule ses fusils…Fusils, tairez-vous, les fracas de la haine,
La haine n’est portée que par l’intransigeance
L’intransigeance veut parvenir à ses fins,
Ses fins, ses idéaux ne sont que poudre aux yeux.Aux yeux bandés qui fouillent des nébuleuses,
Nébuleuses idées et nébuleux projets,
L’espoir bien maquillé-le propos polisse-
La manipulation n’est guère visible.Visible, l’avènement de ces temps nouveaux
Nouveaux paradigmes définissant l’autre
L’autre petit génie et sa gueule de clone
Clone clown fourbissant ses lames futures,Futures lames, à se faire harakiri,
Harakiri, blessé à mort qui rit, qui rit…
Ris-tu de l’autre, l’idiot du village ?
Village sonne le tocsin dans ton clocher.Pierre WATTEBLED- le 31 mars 2014.
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