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Poème partagé par kernanet – création poétique en ligne
Le pressoir,
Un rite monotone, rythme mon automne
Chaque soir, près d’un vieux pressoir
Je regarde, s’écouler de ses flancs
Les jours d’antan, du temps où j’étais enfantLe temps qui ressemble à s’y méprendre
Au bel été, même si
Grandit l’ombre de la nuit, même si
Les matins se couvrent des premières roséesNotre vieille treille, peine sous le poids
De sa généreuse nature
Et s’impatiente de la délivrance
De l’instant, des vendangesEnfin soulagée, de la vie de ses fruits
Elle peut quelques temps encore
Nous ombrager de son feuillage, encore frais
Et abriter des regards, mes jeux innocentsChaque soir, près d’un vieux pressoir
Je me souviens du vin nouveau
Qui s’écoule de ses flancs
Comme un ruisseauCe n’est pas un nectar, rêche
Comme la paume d’une main paysanne
Mais il porte l’histoire, de la Loire
Paisible et imprévisibleJe me souviens de la fierté, de mon père
Capable, en terre de Beauce
De faire naître, de sa tonnelle
Un petit cru …riche… en promessesUn rite monotone, rythme mon automne
Chaque soir, prés d’un vieux pressoir
Je respire les senteurs de ces souvenirsQui me manquent, tant…
Kernanet
🪶 Signature de la plumeD'une succession de mots naissent des phrases qui font des histoires de tout et de rien....
"Alain"
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La nostalgie est toujours là, mais quels beaux souvenirs ! 
