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Poème partagé par coburit – création poétique en ligne
SAHARA
Une procession de Méhari sur une dune
Caravane mouvante dans le Sahara
Baignée par la clarté de la Lune
Traçant sa route sans embarras.Ce sont les hommes bleus, peuple libre du désert
Portant chèches, vêtus de leurs takakats
Montés sur leurs hautains dromadaires
Sous les yeux divins d’Hécate.Guidé par la caravane un étranger mêlé,
Derrière son chèche son regard mystique
Un homme blanc d’une trentaine d’années :
Arthur Rimbaud partant pour un voyage initiatique.Dans ses rêves d’Abyssinie un ordre impérieux,
Une femme l’invoquant dans ses songes
Comme à ses dix sept ans la confiance d’un dieu
Offrant poésie et adieux aux mensonges.Prés des Touaregs le chemin l’a conduit
Il va suivant la caravane.
Ses rêves comme saufconduit
Admirant le désert qui se pavane.II- Djinns
Petit à petit les regs remplaçaient les dunes,
Pendant une décade la caravane avait suivi son chemin.
Les Touaregs confiant dans leur bonne fortune
Rimbaud attendant serein le lendemain.Puis un soir lors d’un bivouac, un étrange agitation :
Aux quatre points cardinaux des feux enflammés.
Les Touaregs chantonnant d’obscures chansons
Notre voyageur attentif aux paroles proclaméesPrés d’un des ses guides, il s’installe
Le touareg le regarde d’un air royal :-« Vois tu voyageur, demain nous arrivons
Au but de ton voyage , la cité perdue.
Ce soir, nous prenons quelques précautions
Ses gardiens sont autour de nous assidus ;
Ce sont ceux crées par le feu sans fumée
On les nomme les Djinns.Crées avant les hommes par l’ardente flammée
Bien avant les contes des Araméens,
Ils sont mâles et femelles.
Prés de nos cités vivant de nos déchets
Mais dans ce pays irréel
Ils retrouvent forces et foyers.
Combien de voyageurs captifs de leurs paroles
Perdus à jamais dans les sables du désert
Emprisonnés comme des lucioles
Puis tombant morts victimes de ces effrayants émissaires.Regarde prés de nous tous ces animaux
Scorpions, serpents, fennecs
Les Djinns sont un étrange fléau
Rois de la métamorphose toujours sans échec.
Vois les yeux rouges de ce renard
Comme le feu ardent créateur.
Vois disparaître ce froussard
En une suie pleine de moiteur.
Invisibles sur la Terre
Toujours prêts à nous jeter la pierre.
N’aie pas de crainte voyageur
Ton sommeil sera sans visite
De la Reine tu as le plébiscite
Demain nous partirons de bonne heure Ȉ suivre
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